La HAS publie une recommandation de bonne pratique « Antalgie des douleurs rebelles et pratiques sédatives chez l’adulte : prise en charge médicamenteuse en situations palliatives jusqu’en fin de vie »

Tous les médecins sont confrontés à l’accompagnement de patients en fin de vie, dont certains demandent à pouvoir rester chez eux. Dans le contexte de mise en œuvre de la loi Clayes-Leonetti du 2 février 2016 créant un droit à la sédation profonde et continue, maintenue jusqu’au décès, la HAS s’est mobilisée au travers de différents travaux pour aider les professionnels de santé à prendre en charge ces patients dans les conditions les plus humaines et les moins douloureuses possibles. Elle a publié en 2018 le guide parcours de soins « Comment mettre en œuvre une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ? », proposant des outils pour aider à la décision et à la mise en œuvre de cette sédation.

Pour le compléter, la HAS publie ce jour une recommandation de bonne pratique explicitant les modalités d’utilisation des médicaments de la sédation, hors autorisation de mise sur le marché (AMM), et le cas échéant à domicile, pour accompagner les patients en fin de vie par une sédation, qu’elle soit proportionnée, profonde, transitoire ou maintenue jusqu’au décès.

La HAS demande aux pouvoirs publics, sur la base de cette recommandation, de permettre la dispensation de ces médicaments hors AMM et leur prise en charge par l’Assurance maladie.

En parallèle de ses travaux sur les traitements médicamenteux de la sédation, la HAS a décidé d’élaborer des recommandations sur la prise en charge médicamenteuse dans une autre  situation,  des douleurs rebelles.

Voir la recommandation

 

Fin de vie à domicile : vers un accès facilité au midalozam pour les médecins généralistes, Le Monde, 10 février 2019, en ligne

Les médecins de ville veulent mieux accompagner les fins de vie à domicile, Le Monde, 10 janvier 2020, en ligne