Cet avis résulte du travail commun du Comité consultatif national d’éthique pour les Sciences
de la vie et de la santé (CCNE) et du Comité consultatif national d’éthique du numérique (CCNEN), initié
avec le Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN) qui l’a précédé1. Il porte sur les
neurotechnologies numériques, qui permettent de mesurer, d’analyser et de moduler l’activité du
système nerveux, et notamment sur les interfaces cerveau-machine, qui génèrent la réponse d’une
machine à partir de l’activité cérébrale.
Le développement des neurotechnologies découle des progrès relatifs à la compréhension des
mécanismes cérébraux, aux technologies des dispositifs d’interface, ainsi qu’aux méthodes d’analyse
des données collectées. Certaines neurotechnologies nécessitent l’implantation de matériel et sont
dites invasives, de même que les méthodes qui induisent des lésions intracérébrales sans ouverture
de la peau. Les autres méthodes sont dites non-invasives. La quasi-totalité des neurotechnologies
utilise des technologies du numérique, dont des techniques d’intelligence artificielle.
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