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Forum Européen de Bioéthique – Edition 2026 – Santé et société
Etats généraux de la bioéthique : édition 2026
Qui sommes-nous ?
Un Espace de réflexion éthique régional (ERER) est un acteur majeur de la réflexion éthique dans le domaine des sciences de la vie et de la santé. Son action s’adresse aussi bien aux professionnels de la santé qu’au grand public. Les ERER sont des fédérations sans personnalité morale rattachées à un Centre Hospitalier et Universitaire (CHU). Chaque région française en dispose.
L’Espace de réflexion éthique de Bretagne (EREB) a été officiellement lancé par le directeur général de l’ARS Bretagne le 16 avril 2014. L’EREB a pris la suite de l’Espace éthique de Bretagne Occidentale (EEBO) créé en octobre 2004.
L'AGENDA
juin 2026

Détails de l'évènement
Le 19 juin prochain, à partir de 18h, L’EREB vous accueille autour d’un ciné-débat au Cinéville Parc Lann à Vannes et la projection du film « Vivre ». Et si nous changions de
Détails de l'évènement
Le 19 juin prochain, à partir de 18h, L’EREB vous accueille autour d’un ciné-débat au Cinéville Parc Lann à Vannes et la projection du film « Vivre ».
Et si nous changions de regard sur la vieillesse… en commençant par la nôtre ?
Il est temps de dépasser les stéréotypes habituels pour nous inviter à un regard introspectif : que projetons-nous sur le grand âge ? Et, surtout, comment nous imaginons-nous vieillir ? Parler des personnes âgées, c’est aussi, inévitablement, parler de nous-mêmes. « On parle beaucoup des vieux, mais nous, on se voit comment ? Qu’est-ce qu’on veut pour nous ? ».
Les regards croisés captés par la réalisatrice rappellent « L’humain avant le vieux », au-delà des rides ou des douleurs, et renversent le regard social sur l’âge. « Vieillir n’est pas une fin, c’est une réussite. » Certes, on traverse des deuils et l’on s’adapte, on ralentit si nécessaire. Mais aussi, on réécrit ses envies, on rencontre, on transmet.
À Crémieu, en 2023, dix résidents d’EHPAD ont saisi deux images d’eux, celle d’aujourd’hui et celle à « laisser », pour faire de l’art de la photographie un outil de dignité. « Vivre » nous rappelle qu’avant l’étiquette, il y a des enfants, des parents, des professionnels, des créateurs, des vivants.
Vieillir devient une école d’authenticité : aligner l’être et le paraître, habiter la finitude, faire du temps une opportunité, cultiver le réseau du bien et placer les aînés au milieu de la place du village.
Et si le regard que nous portons sur le grand âge révélait moins la réalité des autres que nos propres peurs de disparaître ?
Nos sociétés prolongent la vie et multiplient les générations présentes, mais fétichisent la jeunesse ou nient les rides. Mettre en avant le « vivre » avant le « vieillir » dépathologise l’âge et réconcilie l’intérieur (désirs, autonomie, sens) et l’extérieur (signes corporels, étiquettes).
Dès lors, on facilite l’implémentation de cadres pratiques : les programmes de prévention, l’adaptation des activités, la transmission signifiante, les politiques locales inclusives, ou encore l’art vivant dans le soin. La démarche devient intemporelle car elle redonne dignité au vivant, dédramatise la perte graduelle et offre une méthode de résilience : s’adapter, narrer, relier. Bref, donner du sens.
Mais cela nécessite de considérer les dilemmes, de laisser la place au débat et de nommer l’âgisme souvent insidieux. Il faut poser les questions, discuter de la gestion de l’intimité en collectivité (sexualité des résidents, vie privée), ou encore de l’équilibre entre obstination thérapeutique et accompagnement palliatif. Vieillir et vivre apparaissent non comme des opposés mais comme deux facettes indissociables de l’existence. Considérer le temps qui passe comme une opportunité plutôt qu’un fardeau.
Se sentir vivant, c’est conserver le désir, continuer à se questionner sur ce que l’on peut apporter aux autres et à l’humanité. Parce que dans “vieillir” il y a “vie”, tout simplement.
Présence de la réalisatrice au débat
Inscriptions
Horaires
(Vendredi) 18 h 00 min - 23 h 00 min(GMT+02:00)
juillet 2026
Pas d'évènement
août 2026
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Le 19 juin prochain, à partir de 18h, L’EREB vous accueille autour d’un ciné-débat au Cinéville Parc Lann à Vannes et la projection du film « Vivre ». Et si nous changions de
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Le 19 juin prochain, à partir de 18h, L’EREB vous accueille autour d’un ciné-débat au Cinéville Parc Lann à Vannes et la projection du film « Vivre ».
Et si nous changions de regard sur la vieillesse… en commençant par la nôtre ?
Il est temps de dépasser les stéréotypes habituels pour nous inviter à un regard introspectif : que projetons-nous sur le grand âge ? Et, surtout, comment nous imaginons-nous vieillir ? Parler des personnes âgées, c’est aussi, inévitablement, parler de nous-mêmes. « On parle beaucoup des vieux, mais nous, on se voit comment ? Qu’est-ce qu’on veut pour nous ? ».
Les regards croisés captés par la réalisatrice rappellent « L’humain avant le vieux », au-delà des rides ou des douleurs, et renversent le regard social sur l’âge. « Vieillir n’est pas une fin, c’est une réussite. » Certes, on traverse des deuils et l’on s’adapte, on ralentit si nécessaire. Mais aussi, on réécrit ses envies, on rencontre, on transmet.
À Crémieu, en 2023, dix résidents d’EHPAD ont saisi deux images d’eux, celle d’aujourd’hui et celle à « laisser », pour faire de l’art de la photographie un outil de dignité. « Vivre » nous rappelle qu’avant l’étiquette, il y a des enfants, des parents, des professionnels, des créateurs, des vivants.
Vieillir devient une école d’authenticité : aligner l’être et le paraître, habiter la finitude, faire du temps une opportunité, cultiver le réseau du bien et placer les aînés au milieu de la place du village.
Et si le regard que nous portons sur le grand âge révélait moins la réalité des autres que nos propres peurs de disparaître ?
Nos sociétés prolongent la vie et multiplient les générations présentes, mais fétichisent la jeunesse ou nient les rides. Mettre en avant le « vivre » avant le « vieillir » dépathologise l’âge et réconcilie l’intérieur (désirs, autonomie, sens) et l’extérieur (signes corporels, étiquettes).
Dès lors, on facilite l’implémentation de cadres pratiques : les programmes de prévention, l’adaptation des activités, la transmission signifiante, les politiques locales inclusives, ou encore l’art vivant dans le soin. La démarche devient intemporelle car elle redonne dignité au vivant, dédramatise la perte graduelle et offre une méthode de résilience : s’adapter, narrer, relier. Bref, donner du sens.
Mais cela nécessite de considérer les dilemmes, de laisser la place au débat et de nommer l’âgisme souvent insidieux. Il faut poser les questions, discuter de la gestion de l’intimité en collectivité (sexualité des résidents, vie privée), ou encore de l’équilibre entre obstination thérapeutique et accompagnement palliatif. Vieillir et vivre apparaissent non comme des opposés mais comme deux facettes indissociables de l’existence. Considérer le temps qui passe comme une opportunité plutôt qu’un fardeau.
Se sentir vivant, c’est conserver le désir, continuer à se questionner sur ce que l’on peut apporter aux autres et à l’humanité. Parce que dans “vieillir” il y a “vie”, tout simplement.
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