En France, une prise en charge adaptée des soins médicaux aux personnes vivant avec un handicap est dans l’ensemble très peu répandue, et il n’est pas rare que ces patients soient confrontés à des refus de soins.
Peu ou mal suivis, souvent incompris par rapport à la manifestation de leurs douleurs, surtout pour les personnes présentant des difficultés à communiquer, les patients en situation de handicap souffrent souvent de douleurs qui deviennent chroniques. En outre, chez de nombreux patients en situation de handicap psychique, de troubles du neuro-développement ou encore atteint d’autisme, la gestion de la douleur va se manifester par des modifications soudaines du comportement que l’on a malheureusement trop tendance à traiter avec des neuroleptiques, au lieu d’en explorer la cause.
Le docteur Saravane, praticien hospitalier spécialiste de la douleur, fait pour nous le point sur la reconnaissance et la prise en charge des pathologies organiques douloureuses chez les patients en situation de handicap.
Marie-Jeanne Richard, présidente de l’UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) témoigne également de la difficulté des patients ayant des troubles psychiques à se faire entendre lorsqu’ils souffrent de douleurs somatiques.
Source: France Assos Santé, Communiqué de presse


