Depuis le mois de mars 2020, les départements et collectivités d’outre-mer font face à la pandémie du SARS-CoV-2. Comme la métropole, ceux-ci ont appris à adapter les mesures de protection des populations aux avancées de l’épidémie et des connaissances médicales et scientifiques. L’apparition de variants du SARS-CoV-2, plus contagieux, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil, représente une nouvelle menace dont il faut tenir compte dans une stratégie évolutive. A l’inverse, la disponibilité récente de vaccins contre le COVID-19 permet, à moyen terme, d’envisager le contrôle de l’épidémie.
Après deux avis émis par le Conseil scientifique pour les territoires ultramarins, le 12 avril et 8 mai 2020, et à la suite de son avis sur la course de vitesse entre variants et vaccins du 12 janvier 2021, le Conseil scientifique estime nécessaire d’analyser à nouveau la situation des départements et collectivités d’outre-mer afin de proposer une évolution des mesures contre le COVID-19 adaptée aux réalités et aux enjeux ultramarins actuels. Il s’agit de limiter la vitesse de diffusion du SARS-CoV-2 et de ses variants, de vacciner rapidement les populations pour tenir compte de leur grande vulnérabilité tout en prenant en considération les contraintes locales.
Source: Ministères des solidarités et de la santé, Avis du Conseil scientifique

