“Le lien entre santé mentale, radicalisation voire attentat est une question polémique.
Vingt-trois associations de psychiatres et de patients réclament l’abrogation d’un décret publié le 7 mai au Journal officiel qui lie psychiatrie et « radicalisation terroriste ».
La parution de ce décret « constitue une étape supplémentaire inacceptable et scandaleuse au fichage des personnes les plus vulnérables touchées par la maladie mentale dans notre pays », s’insurgent-elles dans un communiqué commun. Elles dénoncent un « amalgame indigne entre le champ sanitaire et celui de prévention de la radicalisation ».
Parmi les signataires figurent le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), l’Union syndicale de la psychiatrie (USP), l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP) ou encore la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (FNAPSY).
Ce décret autorise le croisement de deux fichiers de données à caractère personnel (identité, date de naissance, etc.), avec comme objectif « la prévention de la radicalisation ». Le premier, nommé Hopsyweb, concerne les personnes subissant des « soins psychiatriques sans consentement ». Le second est le Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).”


