Prévention et justice : autour de l’ouvrage d’Alice Casagrande « Apprendre des victimes. Pour une société de la réparation »

17avril16 h 00 min19 h 00 minPrévention et justice : autour de l’ouvrage d’Alice Casagrande « Apprendre des victimes. Pour une société de la réparation »Type d'évènementJournées éthiques

Détails de l'évènement

En partenariat avec l’Université de Bretagne Sud (UBS), nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence-débat qui aura lieu le 17 avril prochain.

Programme

Introduction Vice-président Faculté de Droit (sous réserve)

Intervention de Madame Alice Casagrande, Directrice de la formation, de l’innovation et de la vie associative à la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs, présidente de la Commission pour la lutte contre la maltraitance et la promotion de la bientraitance du Haut Conseil de la famille et de l’enfance et de l’âge et du Comité national Consultatif des Personnes Handicapées

Débat et temps d’échanges avec le public et les étudiants

Discutants

  • Monsieur Cyril Hazif-Thomas, psychiatre, docteur en droit-HDR, directeur de l’Espace de Réflexion Ethique de Bretagne
  • Madame Stéphanie Renard, maîtresse de conférences HDR en droit public.
  • Monsieur Eric Péchillon, professeur des Universités en droit public.

Conclusion : Dr Hazif-Thomas, Dir. EREB, Pdt Conférence Nationale des ERER

Argumentaire

À l’heure où nos sociétés se trouvent confrontées à différentes formes de violences – qu’elles soient sociales, institutionnelles ou interpersonnelles –, la question de la justice nécessite de s’inscrire dans une réflexion élargie, intégrant les enjeux de prévention, de réparation et de transformation collective.

Envisager la prévention et la justice à partir de l’expérience des victimes conduit à reconnaître que la réparation excède le seul cadre juridique : elle s’inscrit dans un processus plus vaste, de nature éthique et politique, au fondement du vivre-ensemble.

Les initiatives de soutien et d’accompagnement des victimes participent pleinement de cette reconfiguration des pratiques de justice. Qu’elles relèvent de l’accompagnement psychologique, de dispositifs de justice restaurative ou d’actions issues du secteur associatif, elles contribuent à l’émergence d’espaces de parole, de reconnaissance et de reconstruction des liens sociaux. Ce faisant, elles invitent à penser la réparation au-delà de sa dimension strictement compensatoire, comme un processus relationnel visant la restauration de la capacité d’agir des personnes et, plus largement, du tissu social.

Dans cette perspective, l’articulation entre victime et démocratie conduit à envisager la réparation comme un processus intrinsèquement réciproque, engageant à la fois les institutions et les citoyens dans une dynamique de transformation mutuelle.

La reconnaissance de l’expertise des victimes dans les processus démocratiques constitue un enjeu central. L’expérience vécue des victimes doit être comprise comme un savoir situé, susceptible d’éclairer l’élaboration des politiques publiques, d’enrichir les dispositifs de prévention et de faire évoluer les pratiques institutionnelles.

Il s’agira d’ouvrir à travers ce débat un espace de réflexion interdisciplinaire autour d’une conception élargie de la justice, attentive aux expériences vécues des personnes et orientée vers la prévention des violences et la transformation sociale, afin d’interroger les conditions d’un renouvellement du vivre-ensemble, dans lequel la réparation est envisagée comme un levier de responsabilité collective et de consolidation démocratique.

 

Inscriptions

 

Horaires

(Vendredi) 16 h 00 min - 19 h 00 min(GMT+02:00)